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Ecriture inclusive à la SABAM

La SABAM et la CoViD19

Ce qui compte pour les inclusivistes, c'est de signaler leur préoccupation féministe en saupoudrant leur texte de balises inclusives. Peu leur chaut que leur posture ne constitue pas un procédé linguistique naturel, et donc applicable, de la langue, tant à l'écrit qu'à l'oral. 

Et, c'est encore plus vrai chez nos amis belges qu'en France, ils participent activement à l'anglicisation du français (supporteur ne leur "plaît", pas plus que conteneur, etc.)  Dans les deux cas, ils ne se rendent pas compte qu'il s'agit non seulement des femmes, mais aussi de l'humanité : car la liberté commence dans la langue, et l'esclavage aussi.

Plus sur le sujet : L'impossible écriture inclusive

Vous avez peut-être récemment lu dans la presse que la Sabam et PlayRight se présentent devant le Conseil d’État. Cette information est correcte. Notre objectif ? Faire annuler certaines mesures anti-Covid discriminatoires et ainsi offrir des perspectives au secteur culturel et, par corollaire, à vous, nos auteur.e.s.

Où se situe le problème ?

Tout d’abord, nous ne mettons absolument pas en doute l’existence de cette crise ni la nécessité de prendre des mesures afin d’endiguer la propagation du virus. En revanche, nous estimons que les pouvoirs publics ne traitent pas de manière égale les différents secteurs. Par ailleurs, ils n’offrent à l’heure actuelle aucune perspective au secteur culturel alors qu’ils en offrent à d’autres secteurs.

Un exemple ? Les magasins peuvent accueillir un nombre de client.e.s qui est proportionnel à la taille de l’établissement alors que ce facteur n’est pas pris en compte lors d’événements culturels. Ces derniers ne peuvent en effet accueillir qu’un nombre maximum de 200 personnes en salle et de 400 personnes en plein air. Des exceptions à cette règle sont possibles mais la procédure en ce sens est lourde et incertaine. Or, le secteur culturel a justement beaucoup d’expérience dans l’organisation, en toute sécurité, d’événements rassemblant de grands groupes de personnes.

Un autre exemple ? Au début de ce mois-ci, 7.000 supporters supporteur.e.s /supportrices  de nos Diables Rouges ont pu assister, au Stade Roi Baudouin, au match nul de notre équipe nationale de football contre la Côte d’Ivoire. Si vous organisez un concert dans ce même stade, vous ne pouvez accepter que 400 spectateurs. Voilà le problème !

Perspectives et sécurité juridique

Conséquence ? Cela fait des mois déjà que le secteur culturel mange son pain noir. Vous, nos auteur.e.s, peinez à garder la tête hors de l’eau. Et le pire, c’est que vous n’avez aucune perspective. C’est la raison pour laquelle nous allons au Conseil d’État. Nous n’attendons pas de traitement de faveur mais une égalité de traitement avec des règles claires, réalistes et équitables. Nous voulons recevoir des responsabilités et les assumer.

Indépendamment de cette procédure, nous tendons la main aux pouvoirs publics. Nous ne demandons pas mieux que d’entamer avec eux un dialogue constructif et de convenir de règles claires et réalisables qui vous aideront à reprendre le fil de vos activités.

Nous vous tiendrons bien entendu informé.e.s de toute évolution.
 
Bien à vous,

Carine Libert
CEO Sabam


Date de création : 21/10/2020 11:31
Catégorie : Langue -
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