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Blog - Langue


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Snif !!!

Ovation debout  -  par   JulienConstant

standing ovation

Ovation debout.

On entend souvent que c'est mieux en anglais car ça sonne mieux. Il s'agit de la sempiternelle discussion qui prend la beauté comme critère. Il faudrait d'abord définir la beauté, ne faudrait-il pas ?

La simple vérité c'est qu'on "aime" ce qui nous est copieusement rabâché. Bref, le lavage de cerveau médiatique produit cet effet là.


Ou alors, on entend : "C'est plus court !" dans la bouche de personnes qui ne disent pas :"Qu'est-ce ?", mais "Qu'est-ce que c'est ?" ou bien qui disent :" Qu'est-ce que tu veux ?" et non : "Que veux-tu ?".  Car s'exprimer, c'est occuper l'espace sonore. La durée des éléments de messages dépend aussi de l'investissement de l'énonciateur, de ceux qui écoutent, de leur statut social, des circonstances...

Car tant que la langue est vivante, elle change au fil des erreurs massivement employées, au fil des apports externes et de la création morphologique, lexicale, syntaxique...  Mais c'est bien plus que cela : nous ne parlons jamais seul ; même face à mon clavier ou stylo en main, interlocution est toujours à l'œuvre ; mon discours est certes produit mystérieusement par mon cerveau (morphogenèse (G. Guillaume), mais les messages extérieurs, orientent, influencent, modifient ma parole : chant des oiseaux, bruits de moteurs, expression des visages, couleur du ciel, odeurs, vibrations, tout le champ de la perception concourt à la production de mes phrases.

Reste que l'influence majeure est celle qui déclenche notre mimétisme naturel : tout ce qui est rabâché (matraqué) s'imprime dans notre mémoire à notre insu. Sans lutte conscience, notre pensée, dans sa production même de nos idées, faites de mots, notre pensée donc est façonnée, subrepticement, et c'est ainsi que la Pensée Unique, dont chacun se croit à l'abri, uniformise le troupeau de moutons que nous sommes.

Mais de tous les anglicismes, les plus ridicules restent quand même les traductions littérales, transpositions directes, ou seules la syntaxe et la prononciation changent... Là il faudrait bien aller jusqu'à avouer qu'on déteste le français... ou qu'on n'ose plus le parler, pour ne pas se faire remarquer, ou tout bêtement qu'on préfère suivre le troupeau, la servitude, c'est moins fatigant....

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standing ovation

Ovation debout.

On entend souvent que c'est mieux en anglais car ça sonne mieux. Il s'agit de la sempiternelle discussion qui prend la beauté comme critère. Il faudrait d'abord définir la beauté, ne faudrait-il pas ?

La simple vérité c'est qu'on "aime" ce qui nous est copieusement rabâché. Bref, le lavage de cerveau médiatique produit cet effet là.


Ou alors, on entend : "C'est plus court !" dans la bouche de personnes qui ne disent pas :"Qu'est-ce ?", mais "Qu'est-ce que c'est ?" ou bien qui disent :" Qu'est-ce que tu veux ?" et non : "Que veux-tu ?".  Car s'exprimer, c'est occuper l'espace sonore. La durée des éléments de messages dépend aussi de l'investissement de l'énonciateur, de ceux qui écoutent, de leur statut social, des circonstances...

Car tant que la langue est vivante, elle change au fil des erreurs massivement employées, au fil des apports externes et de la création morphologique, lexicale, syntaxique...  Mais c'est bien plus que cela : nous ne parlons jamais seul ; même face à mon clavier ou stylo en main, interlocution est toujours à l'œuvre ; mon discours est certes produit mystérieusement par mon cerveau (morphogenèse (G. Guillaume), mais les messages extérieurs, orientent, influencent, modifient ma parole : chant des oiseaux, bruits de moteurs, expression des visages, couleur du ciel, odeurs, vibrations, tout le champ de la perception concourt à la production de mes phrases.

Reste que l'influence majeure est celle qui déclenche notre mimétisme naturel : tout ce qui est rabâché (matraqué) s'imprime dans notre mémoire à notre insu. Sans lutte conscience, notre pensée, dans sa production même de nos idées, faites de mots, notre pensée donc est façonnée, subrepticement, et c'est ainsi que la Pensée Unique, dont chacun se croit à l'abri, uniformise le troupeau de moutons que nous sommes.

Mais de tous les anglicismes, les plus ridicules restent quand même les traductions littérales, transpositions directes, ou seules la syntaxe et la prononciation changent... Là il faudrait bien aller jusqu'à avouer qu'on déteste le français... ou qu'on n'ose plus le parler, pour ne pas se faire remarquer, ou tout bêtement qu'on préfère suivre le troupeau, la servitude, c'est moins fatigant....

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Publié le 06/05/2019 16:25   | |


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