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le problème du souci  -  par JulienConstant

Le texteur de l'ordinateur et l'internet ont permis à tout un chacun de devenir chroniqueur, et éditeur.  La présentation plus ou moins professionnelle de nos écrits en ligne suggère malgré elle un certain amateurisme, et mon site n'est, c'est certain, pas exempt d'erreurs (orthographe, typographie, mise en page). Cela admis, la presse professionnelle souffre elle aussi,  plus ou moins, de ces défauts.  Après la télévision et la radio qui ont répandu les bons mots et les erreurs de quelques dizaines de milliers d'orateurs, c'est la Toile qui accélère le phénomène naturel de l'évolution d'un langue vivante (erreurs, trouvailles et apports). Quand on sait que la lecture, et donc la culture, sont concurrencées depuis plusieurs décennies, par la télévision, puis par l'internet et le téléphone portable, l'inquiétude ne confine pas à la paranoïa...

Or les mots et tournures qui surnagent, qui s'incrustent, sont d'abord les plus diffusés, et donc dépendent en partie de la notoriété de l'émetteur. Par exemple, Jacques Chirac a involontairement tué "abracadabrant", car son "abracadabrantesque" a été repris avec délectation par tant de médias, qu'il l'a remplacé ; de même que "à son insu" a été tué par un cycliste "à l'insu de son plein gré". Et ainsi en va-t-il de "... m'a tuer"(d'après un meurtre célèbre),  formule qui effectivement a tué le passé composé. Le rabâchage, en effet, qu'il soit scolaire ou médiatique est un procédé mnémotechnique éprouvé ; ajoutez l'écho démultiplié des reprises et autres citations, et en peu de temps, l'expression se verrouille dans la langue.

Bruno Dewaele posait ainsi en 2013, le problème qui me cause du souci dans ce billet.

http://alafortunedumot.blogs.lavoixdunord.fr/tag/poser+souci

À la fortune du mot

Au gré de l'actualité, Bruno Dewaele, le champion du monde d'orthographe, vous fait partager sa passion pour la langue française.

"Et puis, user de poser ici nous incitera peut-être à nous en garder là où il ne... s'impose en rien, par exemple devant l'omniprésent souci : que la conjoncture économique pose quelquefois problème à nos gouvernants, voilà qui peut à la rigueur se concevoir, mais « poser souci » ? "

Et en 2008 :

Pose toujours !

Si le tic de langage doit être dénoncé, n'allons pas nous mentir sur nos chances d'en venir à bout ! Ainsi, c'est sans illusion aucune que, le 30 décembre 2003, je consacrai une chronique à l'expression phare de la dernière décennie : « Il n'y a pas de souci ! »

« C'est en effet , écrivais-je alors, ce que vous répond invariablement la caissière – pardon, l'hôtesse de caisse – quand vous vous excusez auprès d'elle de ne pouvoir faire l'appoint ; le garçon à qui vous demandez s'il est possible de mélanger carte et menu ; le livreur qui s'entend préciser qu'il devra passer chez vous entre dix et onze s'il ne veut pas trouver porte close. »

Philosophe à mes heures, je me souviens même qu'après avoir versé une larme de crocodile (!) sur le bon vieux mais ringard « Pas de problème ! », j'avais feint de m'extasier sur cette époque bénie des dieux où, non content de vaincre les difficultés, on s'ingéniait à chasser de notre esprit l'idée, ô combien saugrenue, qu'il pût y en avoir...

L'ironie, c'est bien connu, est le baroud d'honneur de l'impuissance.

Depuis lors, inutile de préciser que le souci continue à fleurir sur toutes les lèvres. Irai-je jusqu'à confesser ici que je m'en étais presque accommodé, pourvu qu'on ne le gratifiât pas de surcroît d'un « s » des plus superfétatoires au singulier ? 

Mais voilà que nous sommes entrés dans l'ère des dommages collatéraux : s'impatronise de plus en plus (tendez l'oreille, pour le cas bien improbable où cela vous aurait échappé jusqu'ici) le tour « poser souci ». Il fallait s'y attendre, dans la mesure où, comme dirait Domenech, souci a remplacé problème poste pour poste !

À ceci près que l'on a beau se torturer les méninges, on ne voit pas comment un souci pourrait être posé (Bécaud conseillait bien, dans Un peu d'amour et d'amitié, de mettre ses problèmes sur la table mais c'était, si je ne m'abuse, pour s'en débarrasser). Donnercauservaloircréer, sans doute ; mais poser ?

On s'en voudrait de retourner le couteau dans la plaie, mais ce sont les puristes qui peuvent, à bon droit, se réjouir de cette désaffection pour le problème. Eux ne l'ont jamais manié que du bout des doigts, et avec d'ostensibles pincettes. Nous ont-ils assez répété que l'expression soignée devait bien plutôt, en fonction de la situation et du contexte, recourir à questiondifficultéembarras ! Et que dire de l'expression elliptique poser problème(1), qui déclenchait chez eux moult cris d'orfraie(2) !

Il n'est pas sûr qu'aujourd'hui Scylla leur siée mieux que Charybde...


(1) Renaud Camus écrit par exemple, dans son Répertoire des délicatesses du français contemporain (P.O.L.) : « "L'intellectuel poser problème" n'est pas un artiste, il n'a pas d'oreille pour le langage, ni sans doute beaucoup d'amour ; sans quoi il se rendrait bien compte de la laideur de cette expression, de la banalité qu'elle a acquise, et du ridicule qui s'attache à elle, ainsi qu'à ses fidèles par contrecoup (...). L'"intellectuel poser problème" est volontiers enseignant, sociologue, urbaniste, militant des droits de l'homme et plutôt sympathique, dans l'ensemble. Il se soucie beaucoup du sort du monde. Par définition il se soucie moins de sa beauté. »

(2) De grâce, ne me donnez pas de noms d'oiseaux sous prétexte que l'orfraie n'a jamais poussé de cris perçants, je suis au courant. Mais tant que les dictionnaires n'auront pas remplacé orfraie par effraie... " 


Il aurait pu aussi ajouter le fréquent et stupide "Ça ne pose pas de difficulté !" validé, j'en suis stupéfait par l'Académie française !


https://www.ladepeche.fr/article/2019/01/08/2936740-eleves-ont-filme-sous-jupe-professeur-temoigne-est-humiliant-violent.html?mediego_euid=767566#xtor=EPR-1-[Newsletter]-20190109-[classique]

Des élèves dissipés et agités

Les quatre élèves sanctionnés posaient-ils des difficultés particulières en classe ?

Deux d’entre eux étaient dissipés, n’aimaient pas forcément beaucoup travailler. Ces deux-là ont été définitivement exclus. Pour les deux autres, c’est plus compliqué. En termes de résultats, ça allait. Les collègues les appréciaient beaucoup en sixième et cinquième. Mais depuis septembre, ils avaient montré quelques signes d’agitation. Il y avait déjà eu des incidents, mais qui restent classiques.

Mes professeurs de français m'auraient corrigé : Les quatre élèves sanctionnés posaient-ils des problèmes particulières en classe ?

ou bien
Les quatre élèves sanctionnés faisaient-ils (présentaient, suscitaient) des difficultés particulières en classe ?

Pourtant : 

http://evene.lefigaro.fr/citations/mot.php?mot=difficult%C3%A9&p=5

“La science des projets consiste à prévenir les difficultés de l'exécution.”
Vauvenargues De Vauvenargues 

“Qui cherche des difficultés, en trouve toujours.”


“La plupart du temps, on ne résout pas les difficultés ; on les déplace, comme la poussière.”
Aymond d'Alost 

“Ne t’inquiète pas si tu as des difficultés en maths, je peux t’assurer que les miennes sont bien plus importantes !”
Albert Einstein De Albert Einstein 

“Pour bien écrire, il faut une facilité naturelle et une difficulté acquise.”
Joseph Joubert De Joseph Joubert / Pensées 

“Ce n'est pas un sacrifice de quitter une pauvre vie dans laquelle on éprouve tant de difficultés pour appartenir à Dieu !”
Bernadette Soubirous De Bernadette Soubirous 

“Les enfants étant la plupart du temps confiés à leur mère, les pères sont parfois confrontés à la difficulté de les voir.”
Bruno Décoret De Bruno Décoret / Les Pères dépossédés 

Et aussi :
https://www.cordial.fr/dictionnaire/definition/difficult%C3%A9.php

"Pourtant, l'exécution de ce plan présentait de graves difficultés." (Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski 1866 "Crime et châtiment")

"la date qui m'avait été fixée n'était point arrivée, et ce que je savais de l'organisation de nos troupes, de leur approvisionnement en vivres et en munitions, ne me permettait pas d'admettre qu'on se fût lancé ainsi dans une aventure qui pouvait offrir de sérieuses difficultés." (Hector Malot 1873 "Clotilde Martory")

Publié le 17/10/2018 18:12  - aucun commentaire -

Moi qui était déçu que François Ruffin, dans sa lutte contre le chômage, ait co-signé un texte pour la destruction des paysages avec des panneaux publicitaires inutiles, moi qui croyais qu'il fait φ des certitudes relatives au bout du rouleau où nous sommes, je lis dans La Décroissance, cette inespérée et requinquante sortie : « Vous aurez beau habiller votre croissance de tous les adjectifs du monde – verte, durable, soutenable… – à qui ferez-vous croire que l’on va produire plus et polluer moins ? (...) Les fous, c’est vous – les fous qui prônez une croissance infinie dans un monde fini, les fous qui menez l’humanité à son suicide. » François Ruffin, Assemblée nationale, 26/09/2018

Voilà qui ne peut pas plaire à Jean-Luc. Son programme indique bien : "La bifurcation écologique et la révolution numérique imposent des investissements massifs pour changer les modes de production, d'échange et de consommation. [...] financer la transition énergétique [...] "

Non Jean-Luc ; la décroissance forcée, contrainte est en cours sur la planète sous tes yeux, depuis le hublot de la classe affaires; elle touche d'abord les plus démunis, et nous l'accélérons en délocalisant notre pollution, en détruisant la vie et l'humain à l'autre bout de la planète, et c'est ce que tu proposes. La transition énergétique, c'est en effet, comme le sait donc François Ruffin. La croissance verte, l'économie circulaire, le développement durable. C'est réouvrir les vieilles mines et en cresuer de nouvelles là où vivent (vivaient donc des gens donc) pour faire de l'électricité. Cette électricité donc le cosinus  φ.  gonfleur de factures d'électricté, alimente mes conférences sur les compteurs communicants . Bon, je vais peut-être continuer mon abonnement à Fakir alors.

Publié le 03/10/2018 09:23  - aucun commentaire -
-cant ou -quant  -  par JulienConstant

Orthographe 

Dans la série : "les fautes d'orthographe banales diffusées et répandues par les autoroutes de la désinformation."

Les compteurs communicants espionnent en communiquant nos données.

Les fabricants de chaussures gagnent leur vie en fabriquant des chaussures. 

Les gaz suffocants tuent en suffoquant leurs victimes.

Les arguments convaincants se valident en convainquant l'interlocuteur...

Une attitude provocante ne laisse pas indifférent, provoquant des réactions très contrastées.


- cant  adjectif qualificatif verbal

- quant  verbe communiquer au mode indicatif et au temps présent.


Mais l'Académie française évoque raisonnablement "La part du hasard et de l'arbitraire."

Cependant on trouvera toujours (hélas ?) des plumes reconnues pour oublier ou ignorer cette régularité simple, ce qui n'aide pas à la clarté d la langue, et surtout qui fait plaisir aux paresseux qui voient là une bonne raison de se laisser porter par les courants mauvais... : http://www.cnrtl.fr/definition/provoquant

REMARQUE. 1.

Provoquant, -ante, part. prés. en empl. adj.Synon. de provocant.
a)  provocant
- Il y avait quelque chose de provoquant dans son visage bourru, dans sa voix violente, dans ses éclats de rire qui nous paraissaient parfois un peu fous (Beauvoir, Mandarins,1954, p. 44).
- Empl. subst. masc. sing. à valeur de neutre. Une mode d'aventure et de liberté, errante et bénie, qui attrape le neuf, le piquant, le provoquant (Goncourt, Art XVIIIes.,1880, p.3).
b)  provocant
- Puis vers la gauche, une boutique de produits d'Espagne où trône un énorme melon ovale, d'un jaune clair, provoquant, détonnant (Arnoux, Rêv. policier amat.,1945, p. 180).
c) provocant
- Rire, sourire provoquant ; pose provoquante; attraits, yeux provoquants.Elle avait les langueurs des filles de la Gaule (...) Sous l'habit provoquant d'un jeune cavalier (Banville, Odes funamb.,1859, p. 84).Elle lui coula un regard si naïvement provoquant qu'il fut déconcerté (Beauvoir, Mandarins,1954p. 53).V. amateur ex. 25.
d) - provocant C.Le fait est spontané, non combinatoire, et l'accent est un obstacle au lieu d'être la cause provoquante (Sauss.1916, p. 201).

Publié le 10/09/2018 15:02  - aucun commentaire -
Le Journal de la Joie de vivre  -  par JulienConstant

Grâce au journal La Décroissance , j'ai rencontré Cédric et on aimerait bien voir naître une réunion mensuelle de La Décroissance à Lille.

On peut me joindre par le bouton contact de ce site, où chacun peut écrire directement. L'idée n'est pas seulement de se sentir bien avec des gens qui ont déjà fait un bout de chemin, mais d'agir à Lille. Pour me joindre on peut aussi m'écrire à julienconstant@antilinkynord.fr ou indiquer ses coordonnées postales à la rédaction qui me transmettra. Je sillonne Lille en quelques minutes avec mon vélo sans piles.

Quelques remarques pour amorcer la pompe :

Dilemme connu, alors que je suis d'accord avec Ecran Total  (Faut pas pucer, Le Batz, 81140 St Michel deVax), j'écris sur la Toile, contradiction qu'affronte aussi la Décroissance avec ses sites minimaux ladecroissance.net et la decroissance.org.

A la maison, qui n'est pas une caverne, on a vérifié notre stock de bougies et d'allumettes et on complète lentement notre stock de vivres à la cave. On est survivaliste-de-courses ; mais pas de compétition entendons-nous bien. On fait simplement comme nos anciens nous ont appris. On est cigales, mais aussi fourmis.

On manque d'esprit critique aussi et c'est pourquoi, nous faisons exactement ce que dit si bien Jacqueline Kelen, page 17 du numéro 151 de La Décroissance : "...la conscience de l'homme lui intime d'apprendre et de grandir, de se perfectionner sans cesse, d'élargir son cœur autant que son savoir..." 

Apprendre, grandir, perfectionner, élargir,... Notre journal pourrait donc aussi bien s'appeler : Notre Croissance.

Et cela nous empêche de laisser s'artificialiser  notre Zone à Défendre intime : notre cerveau. La conséquence directe c'est que nous devons apprendre à être ...pédagogue avec tous nos proches, qui en sont au stade que nous avons quitté grâce à vous, les agressifs de l'information, les fous furieux de l'humour vache de la critique du Progrès, et de la dénonciation du Régrès, comme ils disent à Pièces et Main d'œuvre.

Comme le motard en colère Pascal Maquin, qui réagit si intelligemment avec humour au souhait de "l'éradication des motards" du numéro de juin. Oui, nous sommes pétris de contradictions ; oui ça fait mal d'apprendre, d'abandonner une ancienne conviction en découvrant qu'on nous l'a plantée dans l'esprit pour le paralyser. Apprendre, c'est mourir un peu pour renaître beaucoup. Sinon pour désapprendre, il y a Facebook, merci Mark...

Comme aussi Alain Bardonneau qui exprime le regret fréquemment exprimé de la difficulté de lire certains articles. C'est l'essence même du vieux débat de la vulgarisation. Il est hélas impossible d'accéder à une analyse et une compréhension profonde des choses sans acquérir, par le travail, l'habitude, des "outils conceptuels" et du vocabulaire spécialisé (métalangue). On n'est pas dans le divertissement où l'auteur fait le maximum pour que le lecteur achète son prochain livre. Ici, apprendre, c'est comme dans le sport : c'est avec l'entraînement, l'effort, qu'on devient plus capable. Cédric m'a prêté Le Projet Local. Et me voilà dans la situation d'Alain : bouquin difficile, alors que son auteur, Alberto Magnaghi, s'efforce manifestement d'être simple et clair. Je dois relire certains passages... 

Bref les efforts de lisibilité, d'accessibilité, sont bien à l'œuvre dans chaque numéro du journal. Mais la forme et le fond s'épanouissent bien au-dessus du niveau moyen de la presse à pub... Alors accrochons-nous ! C'est l'effort qui fait les forts.


Rectifié par JulienConstant le 19/07/2018 08:26
Publié le 19/07/2018 06:15  - aucun commentaire -
L'impossible écriture inclusive  -  par JulienConstant

L'impossible écriture inclusive : la mise en abyme de l'incohérence...

Je m'adresse à tous, refusant de suivre cette mode débile imposée par le système même que croient combattre les "progressistes" du toussétoutes, cellezéceux et autres idioties. Notons quand même qu'à part les animateurs-politiciens-journalistes-artistes radio-télé, et les soi-disant anti-capitalistes de toutes obédiences, cette pathologie linguistique ne gagne pas la presse, les romans, bref l'essentiel de l'écrit et de l'oral.

Parce que c'est impossible, physiquement.

Aucun de ses suiveurs de mode, des deux sexes donc, (puisqu'il n'y a que des chromoshommes et des chromosfemmes), adeptes inconscients du politiquement correct, depuis le malvoyantisme jusqu'au en-situation-de-handicapisme,  (ces laquais innocents de la dictature du néo-libéralisme) ne se posent de questions. Ça ne les gêne pas de ne pouvoir lire à voix haute leur charabia et de s'escrimer à appliquer une "règle" en débat récurrent. Cette jungle de pseudo-solutions à un faux problème se heurte pourtant tout simplement à ... son impossibilité.
 

A moins de faire comme l'auteur de "La Disparition" : travailler le texte pour n'utiliser que des mots épicènes ; ce qui ne fait que confirmer l'impossibilité.

La parole est en effet un caractère naturel de l'homme ; exactement comme la respiration.  On parle en effet littéralement comme on respire ; et on inspire... tous les polluants dans lesquels on baigne.
Pourtant, nous avons beau respirer naturellement sans y penser, nous ne sommes pas pour autant pneumologues !

Et bien que nous parlions naturellement, nous ne sommes pas pour autant linguistes. Or qui sont les prescripteurs aujourd'hui ?  Tout le monde, (et surtout les gens de "gauche", sauf les... spécialistes, dont l'avis n'est guère sollicité, ou considéré comme archaïque). Pourtant les linguistes, eux savent, puisqu'ils étudient la langue et l'histoire de la langue à longueur de vie. Et ceux qui lisent et écoutent se rendent bien compte de la réalité... exclusivement non inclusive.

Alain Borer démontre magistralement le caractère imbécile (et contreproductif, car il ne suffit pas de massacrer "le mâle" dans la langue pour qu'advienne la justice, ça se saurait non ?) en évoquant l'essence du français : le parlécrit. Plus que dans toute autre langue, en français, l'oral et l'écrit sont intimement liés.

Professeur de français et d'anglais, étudiant permanent en langues, je me bornerai essentiellement à coller ici les preuves de l'impossibilité de l'écriture inclusive, preuves fournies par ses adeptes eux-mêmes dans presque tous leurs écrits. L'application de ce fantasme égalitaire les oblige à éradiquer toute trace de ce que leur ignorance de la langue française leur fait prendre comme de la domination masculine, alors qu'il s'agit d'un neutre. Pendant ce temps, la femme reste victime de toutes les abominations que l'on sait.

Nous savons tous respirer ; cela de fait pas de nous des pneumologues.
Nous savons tous parler ; cela ne fait pas de nous des linguistes.

Les inclusifs sont des hommes et des femmes. Non seulement leurs "règles" varient suivant les groupes "d'adeptes", mais surtout, des occurrences à féminiser selon ces barbarismes grammaticaux leur échappent presque toujours, dénonçant, à leur aveuglante insu, le caractère fantasmatique de leur vision déplacée de l'égalité homme-femme, et de l'ignorance absolue de l'histoire des langues, de la notion de genre, grammaticale et non biologique, et des contraintes linguistiques physiques, logiques, et objectives qui limitent cette notion.

Et inconscients aussi de la manipulation politique qu'ils subissent de la part des transhumanistes (promoteurs de la confusion juteuse mais grotesque entre genre et sexe, qui aboutit à la destruction de la notion de sexe alors que nous sommes tous issus d'un homme et d'une femme, et que c'est déjà assez compliqué comme ça...).

Enfin, participer à cette entreprise d'atomisation de la langue, c'est l'affaiblir, en dévaluant encore davantage les régularités du français (les "règles" de grammaire), et donc rendre encore plus délicate notre capacité à... commniquer.

Sans même prendre la peine de raisonner donc, il suffit de constater et de mettre en rouge leurs incohérences, ou de montrer leurs oublis...

Remarques :
1. Aucune femme ne se plaint du sexisme d'une personne qui refuse la féminisation abusive.
2. Personne ne réagit quand on entend ou lit : "Bonjour à tous !" et aucune femme ne sort, même quand on évoque les Droits de l'Homme ! Alors que nous vivons sous la dictature des ignorants qui, sur les forums, tentent de cacher leur paresse sous la hargne avec des mots comme "haine, racisme, aigreur, etc.", illustrant surtout leur posture suiviste, nombreux sont ceux qui tiennent à leur liberté et qui savent où elle se vit et se défend...
3. Oui, l'agacement provoqué par ces violences perpétrées sans répit contre la langue se transforme en colère et ces crimes contre la pensée, qui semble se recroqueviller à l'extrême bien souvent.

Quelques avis de spécialistes

L'Académie française détaille patiemment l'histoire, les tenants et les aboutissants de la question : malheureusement les grands médias confondent, avec la fierté des "innovants", la libre expression avec l'excrétion verbale, et leurs vraies informations défèquent niouzes sur niouzes... http://www.academie-francaise.fr/search/node/f%C3%A9minisation

Académie française  10/10/2014 - extrait : elle rejette un esprit de système qui tend à imposer, parfois contre le vœu des intéressées, des formes telles que professeure, recteure, sapeuse-pompière, auteure, ingénieure, procureure, etc., pour ne rien dire de chercheure, qui sont contraires aux règles ordinaires de dérivation et constituent de véritables barbarismes.

Simone Veil 2010  : [...] sans donner dans le travers qui consiste à faire semblant de croire que la féminisation des mots est un accélérateur de parité. [...]

Michel Serres 2018 : [...] Un des arguments affichés pour que le masculin l’emporte sur le féminin, est que le masculin joue le rôle du neutre, absent de la langue française. Aucun traité de linguistique ni de grammaire ne relate cette absurdité, car il existe, chez nous, des mots dits « épicènes »[...]

Alain Rey [...] L'écriture inclusive va-t-elle mourir d'elle-même?

Elle est une surréaction, certes compréhensive idéologiquement et moralement, mais à côté de la plaque. Elle est inutile, ne serait-ce que parce qu'elle ne peut pas se représenter à l'oral. Un texte en écriture inclusive ne peut pas se parler. C'est donc une complication ridicule et inutile sur un système qui est déjà, pour des raisons historiques, terriblement compliqué. Cette écriture méconnaît la réalité des choses.
On ne va pas aller saccager 1000 ans d'histoire au nom de quelques années de réflexion idéologique par un usage imposé par une toute petite minorité ! Ça ne marchera pas. Mais je ne dis pas que je suis contre.


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Voir aussi :

Contre la pensée unique - Claude Hagège
De quel amour blessée - Alain Borer
Wikipedia


France Insoumise

L'inexistence de l'écriture inclusive apparaît aussi dans l'oubli des accords : ceux qui s'imposent cette gymnastique pseudo-égalitaire pour apaiser leur hantise du sexisme, désignent eux-mêmes la débilité de la démarche.

LFI-2019.jpg


Décroissance 2019

Cette liste qui reçoit mon vote pour les élections du 26/05/2019 ne pratique pas (ouf...) l'écriture inclusive comme on le voit ci-dessous).

https://decroissance-elections.fr/comment-soutenir-notre-campagne/

Comment soutenir notre campagne ?

Que vous soyez militants, sympathisants, curieux… mais volontaires et concernés par la Décroissance, il y a plusieurs façons de soutenir notre liste dans la campagne qui se déroulera officiellement du Lundi 13 mai au Vendredi 24 mai :

Pourtant, sur ce même site, dans le menu de gauche, on trouve des occurrences inclusives. Comme je le démontre sans cet article, l'écriture inclusive est impossible. les fanatiques qui s'y adonnent doivent travailler leurs textes pour éradiquer toute trace de genre. Cela demande une attention très soutenue, et un effort intense de rédaction pour tordre la langue française, et éviter les tournures délicates. Personne, pas même les plus convaincus n'y parvient.

A l'inverse, ceux qui rejettent cette dictature de l'expression, s'y laissent parfois piéger involontairement ; car la force de la propagande qui formate nos esprits est considérable et nous y sommes soumis sans relâche.


Je suis membre des cette association : sur leur site, les auteurs ne parviennent pas, eux non plus à respecter la soi-disant "règle" qu'ils mettent un point d'honneur à vouloir appliquer. Mise en abyme de l'incohérence...

  • L’acronyme P.A.R.C. (Protection Aménagement Réappropriation Collective) met en avant le principal objet de l’association : faire valoir, dans l’aménagement du site Saint Sauveur, la préservation et le développement de la nature en ville, la sauvegarde de la biodiversité, la santé publique et la qualité de vie des habitant.es, qu’il s’agisse des riverains, des futur.es habitant.es de ce quartier ou, plus largement, à l’échelle de la ville.
  • L’association a pour objectif de lutter contre tout projet urbain susceptible d’impacter ce cadre de vie. Elle est habilitée à engager tous les recours juridiques nécessaires avec l’aide d’avocats spécialisés en droit de l’environnement.

Collectif antilinky Albi 9 mai 2019

[...] Bref, nous nous sommes bien amusé.es. Nous sommes sortis du bâtiment de notre propre chef et sans encombre avec la police. [...]  Alors ? Inclusive ou pas ? Quand on dit que c'est une idée fausse et surtout IMPOSSIBLE à mettre en œuvre, c'est en voyant que les adeptes n'y parviennent pas eux-mêmes.


Mon syndicat - 16 avril 2019

Affichage inconscient et candide de l'incohérence : l'écriture inclusive est impossible ; la genrisation du sexe est stupide.
Ses pratiquants s'y empêtrent, voulant suivre une mode qui ignore mes 32 000 heures d'enseignement des langues, entre autres....

Mode qui émane du libéralisme, ennemi de mon... syndicat...

ECRITURE-INCLUSIVE.jpg


Mairie de Lille  accompagné.e mais Seniors.    Incohérence : senior-e-s serait dans la logique des inclusifs... Mais ils ne s'agit pas logique, simplement d'un malaise dû au suivisme et à l'ignorance.

CONFERENCE-ATELIER SUR LA DEMATERIALISATION DES SERVICES PUBLICS
            
Lundi 25 mars

Déclarer ses revenus en ligne, faire ses démarches administratives en ligne, ...
Besoin de conseils, d'être accompagné.e ?

Le service P.A.S.S. Seniors vous propose une conférence-atelier sur la dématérialisation des services publics.

Lundi 25 mars 2019
De 10h à 12h
Espace seniors de Lille-Centre
97 rue Saint-Sauveur (métro Mairie de Lille)


https://eelv.fr/cf-juin-2018-linky-mauvais-outil-transition-energetique/

- "coûteux pour le consommateur mais avantageux pour ENEDIS ».  (et la consommatrice alors ?")

- "aux collectivités d’organiser des réunions d’information contradictoires en direction des usager-e-s explicitant les avantages, les inconvénients et les droits des usagers."


http://www.reseau-salariat.info/b14962c99b1cf386f8ab958ab3d970a3

Estivales 2018

par Réseau Salariat Finistère11 août 2018

Bonjour,

Cette année les Estivales de Réseau Salariat se dérouleront du samedi 11 août 18h au mercredi 15 août 14h !

Vous êtes toutes et tous les bienvenuEs au bout du monde, à la Maison du Cidre en presqu'île de Crozon (voir sur une carte), pour partager ces quelques journées de réflexion.

Pour s'inscrire, n'oubliez pas de remplir le formulaire du mail du 22 février envoyés à toutEs les adhérentEs.

https://frama.link/JojHywLj

A bientôt,

Le groupe Finistère de Réseau Salariat
Voici quelques envies du groupe finistérien :
Des rencontres avec des acteurs/lutteurs locaux  (acteur-trices/lutteurs-teuses ?)


Autre remarquable exemple de l'inconscience linguistique de ceux qui croient promouvoir l'égalité des sexes en bricolant le genre en toute incohérence.
Et qui se faisant, discriminent la femme, et confondent sexe et genre, selon l'injonction du système même qu'ils combattent.

Fédération des Retraités de la Fonction Publique  16/02/2018

François Thiéry-Cherrier, (CGT)

Monsieur le Premier Ministre,

Depuis l’annonce de l’augmentation de la CSG, les retraité·e·s n’ont de cesse de dire leur colère. Lors de la journée d’action du 28 septembre jamais les retraité·e·s n’ont été si nombreux à manifester. Sur les réseaux sociaux, plus d’un demi-million de personnes ont signé la pétition contre la hausse de la CSG. Des dizaines de milliers ont signé « la carte de vœux » au Président de la République.

Depuis 2014 nous ne cessons de dénoncer la perte de pouvoir d’achat des retraités.

Particulièrement depuis l’arrivée du Président de la République et l’élection des députés, les personnes retraitées ont le sentiment d’être les mal aimés de la République. Ils ont entendu des propos les traitant de nantis, d’enfants gâtés, de « privilégiés », de fainéants en cherchant à les mettre en opposition à l’égard des jeunes et des « actifs ».

Comment oser dire que les retraité·e·s sont des ingrats ne se souciant pas de la situation des jeunes, comme si la politique actuellement poursuivie, comme celle des précédents gouvernements, n’était pas elle-même génératrice du chômage de masse dont sont victimes nos enfants et nos petits-enfants, de baisse de pouvoir d’achat des salariés. Le pouvoir d’achat des retraité·e·s est bloqué depuis trop longtemps et vous nous annoncez une année blanche pour 2018. Les régimes complémentaires sont aussi bloqués.

[...]

Le plan santé ne nous rassure pas. Dès maintenant nous constatons les mesures d’austérité sur le budget de la santé. En ville, comme à la campagne, les personnes âgées souffrent du manque de médecins. Les dépassements d’honoraires pèsent lourd sur les capacités de se soigner. Aucune mesure concrète face aux déserts médicaux. De plus en plus de retraité.e.s n’ont plus les moyens de se payer une mutuelle. L’augmentation de 2 € du forfait hospitalier, à la charge des mutuelles et des assurances complémentaires, se répercutera directement sur les assurés sociaux qui verront leur cotisation augmenter.

Face à la mobilisation des personnels des EHPAD, des familles comme des retraité·e·s, vous annoncez une rallonge de quelques millions d’euros alors qu’au même moment, nous apprenons que le budget de la défense augmente de 5,6 %, à 34,4 milliards d’euros !

Monsieur le Premier Ministre, les retraité·e·s seront mobilisés ce 15 mars contre l’augmentation de la CSG, pour l’augmentation de leurs pensions.  Avec la baisse du pouvoir d’achat et même de la pension de l’ensemble des retraité·e·s la vie devient de plus en plus difficile.

Ces millions de personnes retraité es entendent dire à longueur de médias que la croissance repart au moment où leurs conditions de vie se dégradent.

A la fin de notre manifestation, ce 15 mars nous aimerions pouvoir vous rencontrer afin de vous faire part de ce qu’ont exprimé les retraités, connaitre ce que vous voulez faire pour celles et ceux qui pendant des décennies ont contribué au développement du pays et qui se sentent méprisés.

[...]

Publié le 18/06/2018 14:01  - aucun commentaire -
Conférences Linky  -  par JulienConstant

Ce site est un peu en sommeil, provisoirement. Les conférences et réunions au sujet des compteurs communicants me prennent beaucoup de temps.


Rectifié par JulienConstant le 10/07/2018 12:40
Publié le 18/06/2018 12:41  - aucun commentaire -
J'ai un problème avec l'eau.  -  par JulienConstant

C'était vers l'an 2000. j'avais fait une réflexion à un ami qui se lavait les mains à grande eau. On était chez moi. Je me lave les mains juste avec l'eau nécessaire. Tout le monde semble se plaindre du prix de l'eau.

Cherchons l'erreur...

Un peu plus tard, c'est un membre de ma famille qui faisait la même chose en mode Niagara. J'ai fait une remarque. Dans les deux cas, je me suis entendu dire que j'avais un problème avec l'eau...

S'ils savaient que chaque jour je faisais gratuitement du "cardio-training" en remontant de la cave jusqu'au premier deux seaux d'eau de 10 litres chacun jusqu'au WC au premier étage dont j'avais aménagé le réservoir pour les y verser commodément.... Sous le regard et les remarques amusées de mes proches bien sûr. C'est plus rigolo quand c'est drôle !

Et aujourd'hui, c'est qui qui a un cœur de sportif et un budget un peu maîtrisé, sans aller pédaler sur des vélos immobiles  ?

Publié le 10/06/2018 09:51  - aucun commentaire -
Anonymer - anonymiser  -  par JulienConstant

Anonymer - anonymiser

Les industriels, les technocrates qui accélèrent leur conduite de l'humanité docile à sa perte en ne jurant plus que par les méga-données, emploient un lexique très réduit, en cohérence avec leur vision étriquée de l'intelligence, qu'elle soit artificielle, ou réduite à pauvre production de résidus de pensée de leur cerveau de jouisseurs régréssifs.

Le verbe "anonymiser" revient souvent dans leurs litanies scientistes. Il s'agit toujours de pédagogie ; pas celle que j'ai apprise et perfectionnée durant ma carrière au contact de mes 7000 élèves, et de ma famille, mais celle du rabâchage machinisé, ce lavage de cerveau avoué par un éminent dirigeant de TF1. Sûr qu'un prof, même cent mille, ne font pas le poids.

Soyons moderne, que dit https://fr.wiktionary.org/wiki/anonymer ,

anonymer \a.nɔ.ni.me\ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. (Néologisme) Rendre anonyme de manière irréversible. Par exemple on anonyme les données informatiques d'un logiciel dans le cadre d'une démonstration. A l'inverse on va anonymiser une copie d'un élève. On doit pouvoir retrouver l'élève pour lui attribuer la note de sa copie.
    • Mais ne plus l’avoir, ne plus exister par le semblant d’importance que lui donnait la détention de ces documents précieux entre tous qu’étaient les actes de propriété de quelques bouts de terrains mangés par leur haies trop épaisses, ne plus être qu’Honorine Pierron sans son mot à dire sur l’usage qu’on ferait de cette terre, la voir s’anonymer, disparaître pour tout dire, dans des champs trop grands, trop tristes, trop fonctionnels, ça, l’Honorine, elle ne pouvait même pas l’imaginer. — (Didier Cornaille, Le vol de la buse)

Ils sont bêtes hein ! A leur place de gros menteurs, j'aurais préféré "anonymer" bien sûr.

Anonynisé, on peut retrouver l'usager, pardon le consommateur, mieux, le consoumis ! Celui qui applaudit à chaque fois qu'on lui ajoute une laisse électronique, et qui affirme qu'il n'a rien à se reprocher ! Qu'est-ce qu'il en sait ce nul en histoire ?

Publié le 24/05/2018 14:17  - aucun commentaire -
Les singes de Brel  -  par JulienConstant

J'ai honte. les Marcel et son orchestre avaient chanté les singes de Brel. J'ai honte, je ne connaissais pas. Mais c'est pas vrai, J'ai pas honte de ne pas savoir grand-chose, puisque j'ai toujours envie d'apprendre. Et pas que l'envie...

 Les Singes ♪

Avant eux avant les culs pelés La fleur l'oiseau et nous étions en liberté Mais ils sont arrivés et la fleur est en pot Et l'oiseau est en cage et nous en numéro Car ils ont inventé prisons et condamnés Et casiers judiciaires et trous dans la serrure Et les langues coupées des premières censures Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés Les singes les singes les singes de mon quartier Les singes les singes les singes de mon quartier Avant eux il n'y avait pas de problème Quand poussaient les bananes même pendant le Carême Mais ils sont arrivés bardés d'intolérances Pour chasser en apôtres d'autres intolérances Car ils ont inventé la chasse aux Albigeois La chasse aux infidèles et la chasse à ceux-là La chasse aux singes sages qui n'aiment pas chasser Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés Les singes les singes les singes de mon quartier Les singes les singes les singes de mon quartier Avant eux l'homme était un prince La femme une princesse l'amour une province Mais ils sont arrivés le prince est un mendiant La province se meurt la princesse se vend Car ils ont inventé l'amour qui est un péché L'amour qui est une affaire le marché aux pucelles Le droit de courte-cuisse et les mères maquerelles Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés Les singes les singes les singes de mon quartier Les singes les singes les singes de mon quartier Avant eux il y avait paix sur terre Quand pour dix éléphants il n'y avait qu'un militaire Mais ils sont arrivés et c'est à coups de bâtons Que la raison d'État a chassé la raison Car ils ont inventé le fer à empaler Et la chambre à gaz et la chaise électrique Et la bombe au napalm et la bombe atomique Et c'est depuis lors qu'ils sont civilisés Les singes les singes les singes de mon quartier Les singes les singes les singes de mon quartier

Publié le 19/05/2018 10:23  - aucun commentaire -
Aggressivité  -  par JulienConstant

Nos échanges sur l'adresse comite.anti.linky.lille@laposte.net  sont très sympathiques et fructueux. Je mets ci-dessous une de mes réponses pour situer ma façon de voir les choses... smile

Bonjour cher ami anti-Linky,

Je préférerais jouer plus de guitare et chanter mes chansons plutôt que de me battre contre les psychopathes à qui je laisse l'exercice du pouvoir.

Juste à court de temps dans une vie bien remplie. Je vais de ce pas désactiver la redirection de ce compte courriel vers mon adresse personnelle, nous partons pour nos deux semaines annuelles dans le Jura (ski de fond, raquettes, balades dans la nature...)

Aucun excès dans vos propos ; moi-même un contradicteur considéré comme violent souvent, j'accorde ce droit aux autres de penser différemment. Je m'efforce de m'exprimer clairement, mais sans vanité ni mépris, et j'apprécie beaucoup que vous le fassiez aussi. Ce n'est pas si fréquent. Vos remarques sont très salutaires. Il faut sans cesse scruter les traces d'étroitesse d'esprit, d'erreurs factuelles, et d'égotisme dans nos raisonnements.

Au sujet de l'agressivité, il faut observer que cette critique à l'encontre des dissidents est la plus commune, écho permanent des grands médias financés par les ingénieurs et leurs gouvernements. Comment se défendre sans agressivité ? Comment pas être en colère contre les coupables. Non, ce n'est pas notre monde. Non, nous n'avons pas demandés à ces riches mégalomanes d'être complice des meurtres écologiques à l'autre bout du monde, de polluer ailleurs pour avoir (en rêve) un air pur. Oui, nous avons à prendre conscience de la dépolitisation forcenée, 24/24 et 7/7, même à la conférence, où j'ai entendu :"nous sommes apolitiques !". L'être humain est justement le seul animal politique parce qu'il est  (était?) capable de penser. Mais pour penser, il faut lire ; et pas que des polars...  S'opposer au gouvernement en utilisant les propres failles de a mégamachine électrique qui lui échappe (quelle usine ... à gaz !)

Je n'ai pas toujours pensé ce qui m'habite aujourd'hui, mais j'ai toujours été marqué par l'héritage familial du non gaspillage, de l'esprit critique. 

Je donnerai des exemples sur le site sur le site que je viens de créer (encore pas mal de boulot pour le compléter. http://www.chimpanzedupresent.fr/

Concernant Linky, j'y mettrai surtout des documents à télécharger et des liens vers les sites anti-Linky.

"Vous placez le débat à un niveau philosophico-moral,ce qui est intéressant mais je crois que les "intéressés" dont je fais partie ne le voient pas de cette manière.

Je suis incapable de vous dire quand tel ou tel "progrès"technique me libère plus qu'il ne m'asservit"

C'est simple, à chaque fois qu'on devient spectateur alors qu'on était acteur, l'asservissement est en cours. Deux exemples : si vous n'avez pas de GPS, vous restez acteur, vous n'obéissez pas à une machine, vous ne donnez pas les données de vos trajets au commerce esclavagiste des méga-données.

Si vous arrêtez le moteur de votre voiture à l'arrêt, vous constatez que vous êtes le seul à le faire. Et vous prenez conscience du troupeau… Qui ne sait pas que vous êtes informé volontairement de la réalité de la pollution, du prix du carburant, du fonctionnement d'un moteur, qui se fond dans la masse uniforme, et qui n'imagine pas la force mentale, oui la force, qu'il faut pour tourner la clé dans le Neiman, à chaque arrêt. En arrêtant le moteur, je provoque invariablement les mêmes remarques et questions de mes passagers, (alors que les réponses sont sur le toile et dans leur ordinateur de bord) et j'ai la pleine conscience d'être, à présent, regardé comme un chimpanzé du futur. 

 Or j'ai pensé exactement comme vous. Mon métier d'enseignant m'a donné l'occasion d'apprendre bien plus, puis qu'enseigner c'est aussi être son propre élève.

En parlant d'élève, ma radicalisation (c'est de ça aussi que sont accusés ceux qui s'informent aussi ailleurs que dans la presse à publicité et sur internet) s'est accélérée quand je me suis abonné au journal La Décroissance en 2014. Des lecteurs se plaignent régulièrement que les articles sont trop longs, trop documentés, trop référencés,  trop riches en mots rares et en raisonnements bien construits ; d'autres fustigent la publication de faits relégués au troisième plan dans la presse officielle, et qui salissent les belles personnes que se croient être les écotartuffes.

Enfin, chaque numéro recense, (mais n'encense pas forcément) des livres, de très anciens, que j'aurais dû lire il y a des années, ou de tout récents, qu'aucune librairie ne met en tête de gondole. J'ai appris à distinguer le colibri, qui bat des ailes en vain, du chimpanzé du futur, qui bat aussi des ailes et fait sa part, mais replace le Linky, par exemple, dans l'éternelle entreprise de contrôle des populations (par la religion notamment) et se bat comme il peut.

Bref, achetez donc un numéro et lisez-le en entier. Vous saurez ainsi mieux pourquoi je pense ce que je pense. Et quand et comment nous sommes asservis. Autrement dit, à quoi nous avons été rendus dépendants. Et peut-être l'appétit vous viendra-t-il aussi. 

Il n'y a pas "d'air du temps". Déjà maman répétait, depuis mon enfance, "c'est le progrès" sans enthousiasme, et sans se rendre compte qu'elle régurgitait la propagande d'état, renforcée à l'occasion de la première guerre mondiale, avec l'industrialisation à outrance, qui s'accélère encore en 2018.

Ce discours lénifiant nous est servi chaque jour dans tous les grands médias par des gens au pouvoir, aux gros revenus, qui parlent tous d'écologie de la croissance, d'économie circulaire, ex-développement durable, qui n'a de durable que ses mensonges.

Dernier fait de la société policière du Linky : violation de la maison de la résistance de Bure le 22/02/2018. A quand la violation de ma maison ?

Julien Constant Comité Anti Linky Lille


Rectifié par JulienConstant le 23/02/2018 19:41
Publié le 23/02/2018 15:03  - aucun commentaire -